Du bon cinéma: "Le ruban blanc" de Michael Heneke

Publié le par Maty

Emballée par ce film, tout en symboles, je projette sur la toile mes idées personnelles

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     Film en noir et blanc, ayant pour son unique, la voix de l’instituteur du village, qui parle allemand, ce qui crée une ambiance rude (le film est sous-titré). Il est le personnage témoin dont le regard est neutre.


     Le réalisateur a le souci du réalisme : un monde extérieur, connu, un village protestant de l’Allemagne du nord, à la veille de la première guerre mondiale. L’économie de la mise en scène évoque l’austérité ambiante de cette micro société. Austérité renforcée par les vêtements noirs portés par les femmes, cheveux très en arrière et chignons serrés, ainsi que l’ovale allongé de leur visage ingrat.


   Il utilise une stratégie dramatique pour amener le spectateur aux chocs des évènements : d’étranges accidents qui s’enchaînent, tous des actes malveillants. C’est ainsi que le cadre où se déroule l’histoire se réduit au village et à ses champs, le temps est limité.


   La psychologie très floue et ambiguë des habitants est suggérée par le noir et le gris, les dos tournés lorsqu’ils parlent ou ils agissent, des arrêts sur images d’un couloir aux multiples portes, le silence. Le spectateur est en attente, dans une tension permanente.


   La violence est suggérée (on ne voit pas la chute du cheval, les coups de verge, la maltraitance du fils du Baron, les attouchements du médecin, opérés sur sa fille) ce qui n’est pas une démarche habituelle chez Haneke (voir la pianiste).


   Un ordre est établi dans ce village, morale rigoureuse, hiérarchie sociale, tout est pure et immuable. Mais le réalisateur, par les évènements sombres qui se succèdent nous révèle la destruction de cet ordre par les agissements obscurs des hommes et des femmes.


   Le noir symbole du mal et du pêcher, le blanc pour Eva la pure jeune fille, pour la femme du Baron et son enfant, pour le ruban blanc noué au bras, évocation du bien.


   Le film extrêmement épuré, d’une économie narrative, qui amplifie sa force suggestive, où rien à la fin ne sera vraiment élucidé, semble utiliser la même stratégie et les mêmes ingrédients que la nouvelle expressionniste du XXème siècle (genre littéraire souvent utilisé par des cinéastes).

                                                                  A VOIR SANS FAUTE

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<br />  <br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> Je viens de créer une nouvelle communauté «Cré'arts graphique» qui s'adresse à tous ceux qui aiment l'art le graphisme, le dessin, la peinture et la création en général.<br /> <br /> <br /> Si ça vous plait vous pouvez vous y inscrire pour y partager vos réalisations<br /> <br /> <br /> http://www.nicolaslizier.com/<br /> <br /> <br /> http://www.over-blog.com/com-1150514594/Crearts_graphique.html<br /> <br /> <br /> A bientôt<br /> <br /> <br /> Nicolas graphiste au Canada<br /> <br /> <br /> <br />
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