Présentation

Catégories

Profil

  • Maty
  • Le blog de Maty
  • Femme
  • 20/04/1947
  • Vaucluse
  • cinéma peinture artiste littérature écriture
  • Artiste peintre, sculteur et aimant écrire, lire et danser. J'adore échanger, donner à voir mais aussi recevoir.

Recherche

Texte Libre

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recommander

Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 15:22

 

 

Je désire utiliser le pastel hors de la pratique traditionnelle. J’œuvre pour cela sur des supports de différentes textures (papier aquarelle grain torchon, Canson de couleurs variées, pastel card, cartons divers) et je compose des collages qui se complètent, se superposent.

 

Le-temps-patine-l-histoire.jpg 

       

 

 

 

   

Ici par exemple, il y a trois superpositions de papiers de  qualités différentes.         

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le temps patine l'histoire

 

 

PORTE.jpg

 

 

 

 

 

 Ici, plusieurs collages créant des reliefs : l'écorce, le bois des planches.

 

 

 

  

    

 

Porte


 

MURMURES-DE-FONTAINE.jpg

 

 

 

 

 

Ces collages peuvent s'intégrer dans un tableau

peint à la peinture acrylique.

 

 

 

 

 

 

Murmures de fontaine

 

  Les pastels soft Rembrandt sont pratiques ainsi que ceux achetés à Roussillon, plus tendres ou encore ceux de chez Sennelier, poudreux à souhait.

 

Suivant le sujet, je pratique également le pastel mouillé.

 

LUI-08.jpg     

 

 

 

 

 

 Dans cette pièce, pour les effets sur le corps,

les ocres de Roussillon s'y prêtent bien.

 

 

 

 

 

 

 

Lui

 

Si au début je mettais sous verre sans fixation, je vernis désormais à la bombe en passant plusieurs couches. L’aspect velouté ou granuleux perd malheureusement de son éclat et les teintes lumineuses sont légèrement éteintes.

 

Un autre support que j’affectionne beaucoup : la toile de peintre toute prête. Je vernis pour terminer.

 

ESCALIER.jpg 

 

 

 

 

 

 

Dans cette réalisation, le motif sur pastel card marouflé est prolongé sur la toile (rampe). Un autre point de vue de l'escalier est réalisé au pastel également sur la toile de lin naturelle.

 

 

 

 

 

   

 

  Murmures de rue

 

J’adapte la technique au sujet, de même la technique et les matériaux peuvent m’inspirer une forme, une création. Le pastel me fascine toujours pour les surprises qu’il réserve. Se laisse-t-il vraiment dominer ?

 

 

 

 

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 20:06

Cette année j'ai décidé de travailler sur le thème de Traces et Signes.

 

J'ai utilisé de la toile enduite  non montée sur châssis.

Je l'ai  disposée sur le sol et je l'ai enduite de gesso et d'enduit acrylique. Avant que les produits sèchent j'ai saupoudré la toile de sable provenant des murs de la maison et de sable du désert tunisien.

 

J'ai versé de la peinture acrylique gris clair et l'ai répandue à l'aide d'un pulvérisateur rempli d'eau en soulevant la toile pour réaliser des coulées telles que je les concevais. J'ai complété avec de la peinture acrylique blanche.

 

Une silhouette humaine apparaît: sable du désert couleur ocre, ainsi qu'une élancée vers le haut à droite.

 

 

Memoire-de-sable-001.jpg

 

J'ai retravaillé l'ensemble avec le désir d'en garder toute la spontanéité et l'élan.

 

 

Memoire-de-sable-010.jpg

 

J'ai lesté le haut et le bas d'une tringle métallique. Le tout mesurant 103 X167 cm peut servir de tenture ou de séparation.

 

Avant de commencer la réalisation, j'ai fait le vide dans mon esprit, j'ai laissé aller la peinture et le sable. Les souvenirs d'un séjour dans le désert sont-ils réapparus? Des traces ont-elles ressurgies? L'inconscient at-il fait son chemin? Quel signe et quelle signification?

Je l'ai intitulé Mémoire de sable.

 

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 13:13

Une idée très séduisante et pour tous, peintres professionnels et amateur, semée il y a dix ans.

"Un jour des toiles peintes suspendues dans la ville, une ville pavoisée, vivante, vibrante de couleurs. C'est 200 toiles en été, 200 peintres au soleil, 200 voiles sous le vent."

 

Le thème de cette année était: "Terres et Couleurs des pays du sud"

 

Enthousiasmée par la démarche je me plongeais dans la méditation et j'ai ressenti la chaleur, la puissance, du rouge, du jaune, la lumière opposée à l'obscurité, le bleu s'éloigne, l'oeil s'enfonce, infini... Chaleur et lumière, mises en mouvement par le soleil, comme le sang et le souffle par le coeur.

 

C'est décidé. La toile s'appellera "Sang et Souffle"

 

Toile enduite de "Gesso"au sol, je projette de l'eau à l'aide d'un vaporisateur, puis j'étale avec un gros pinceau du rouge , du jaune, du blanc et du bleu. Une grande règle dans la main, j'imprime un mouvement de spirale à la couleur. J'ajoute du blanc au jaune pour la luminosité et du bleu noirci pour creuser sur la gauche. Je pulvérise à nouveau la surface d'eau et soulève la toile pour faire voyager la peinture. Une éponge et un chiffon dans les mains, j'agrandis la spirale dans un grand élan du bras et du corps.

 

J'alterne les position horizontales et verticales de la bannière pour vérifier la montée en puissance de la chaleur.

 

 

Sang-et-souffle-2.jpg

 

J' ai pensé alors à la vie, à l'homme ou la femme en quête d'eau et l'idée d'une procession a surgi, ainsi que l'envie d'utiliser la légèreté du papier de soie blanc pour réaliser par collage des silhouettes.

  Sang-et-souffle-6.jpg

 

Un tissage  de toile d'araignée relie et enchaîne ces personnages , trame de soie blanche.

 

 

Banniere-3.JPG

 

Il ne restait plus qu'à voir le papillon dans la nuit de Carpentras le soir du vernissage.

 

Carpentras-1.JPG

 

Un apéro-pique-nique délie les langues et crée des relations joyeuses.

 

Ainsi une rencontre roannaise, Rob, qui voyage en peignant dans  la rue  http://www.robertellias.unblog.fr 

Par Maty - Publié dans : artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 20:31

escarpin-rouge.jpg              Au mois de mars 2010, j'ai écris ma première nouvelle.

 

 

ELLE

  

Etrangement, je n’ai pas gardé beaucoup de souvenirs d’elle. Quelques images : un talon aiguille rouge surgissant de la  portière ouverte d’une twingo noire, qui se pose un peu instable sur le trottoir. Le second escarpin rouge, suivi des genoux ronds qui se prolongent en cuisses fermes, devinées sous la jupe. Elle s’extrait de la voiture. Son regard s’oriente vers le visage masculin, barré d’une moustache épaisse et rousse. Elle lui sourit. Elle domine d’une tête l’homme qui l’attend et qui lui tend une main aux doigts tavelés de taches de rousseur. D’un geste tendre, il met légèrement la paume de sa main sur le bas de ses reins, juste au-dessus de l’arrondi des fesses.

 

Je l’ai vue, et je peux ressentir le frisson qui est, alors, monté le long de son dos.

 

Je l’ai vue, par hasard, c’était ma femme. Celle pour qui j’avais imaginé une vie romantique, me voyant lui cueillir les fleurs sauvages des prés. Je l’avais aimée, admirée. Elle appartenait à un autre monde que le mien. Mes études s’étaient arrêtées très tôt. Fils de maçon, je me suis mis très vite à manier la truelle et le ciment. J’avais honte de mes mains crevassées et rugueuses. Je n’aimais pas les gens qui savaient écrire sans fautes d’orthographe et qui parlaient si sérieusement et si bien. Elle enseignait. A l’aise dans le petit cercle d’instituteurs et de parents d’élèves, elle rêvait de cinéma, de théâtre, de fêtes, d’invitations. Je nous avais construit une maison, au milieu des restanques, solide, qui ne craignait ni les pluies diluviennes du midi, ni le mistral. Aux fleurs que j’avais plantées dans le jardin, elle a préféré les restaurants, les stages, les sorties entre copains. Elle appréciait l’intelligence de ce roux, ses idées de gauche, sa générosité et son admiration pour les femmes. 

 

Elle a tout laissé. Pourtant, la maison était vide. Elle était partie.

 

J’ai rasé ma moustache.

 

 

 

Etrangement, d’elle, il ne me reste que des lambeaux de mémoire. Une voix : « Allo, c’est toi, tu me manques », appels téléphoniques de la cabine. La postière derrière son guichet, ne peut qu’entendre les mots doux adressés à l’amant. Je me souviens aussi du martellement  de la pluie sur la tôle de la voiture, scandé par le balancement régulier des essuie-glaces et soudain sa silhouette trempée de pluie, sur le bord de la route. Elle avait fui. Je l’ai recueillie.

 

 Les rosiers devenus hauts et toujours emplis de fleurs d’un  rouge si  profond qu’il en est presque fluo, se détachent à longueur de printemps et d’étés, sur le gris soyeux de la  Ste Victoire. Ils ne se souviennent pas de son sécateur. L’eau de la piscine qui glissait sur son corps, qu’elle avait dévêtu rapidement pour s’enfoncer dans la profondeur liquide, à l’abri des regards, ne garde pas dans sa transparence la nacre de ses seins. Elle était ma femme, mon épouse. Elle avait aimé mes mains, « différentes de celles des autres » disait-elle, aux doigts toujours un peu refermés, parsemés de taches de rousseur. Elle tressaillait lorsque je frôlais de ma paume la chute de ses reins cambrés. Mais elle rêvait de culture et de littérature, d’Art. Elle peignait et écrivait. Elle adorait les visites dans les musées, les expositions dans les galeries et les spectacles de danse. Je supportais mal de l’accompagner et m’impatientais, incompétent, ne comprenant rien. Un mur nous séparait de plus en plus sûrement. Le sport, le monde politique  et la gente féminine, m’intéressaient bien davantage.

 

Elle aimait les escarpins rouges. Elle a voulu sa liberté.

Elle a tout laissé, même la chatte Lisa.

 

Je suis resté seul, allant du grand canapé à un autre, du rez-de-chaussée à l’étage et de la terrasse au jardin.

 

J’ai rasé ma moustache rousse.

 

 

 

 

Plus de souliers rouges, une main fine, aux doigts d’artiste,  posée sur mon cou.

Il n’a jamais porté de moustache.

 

 

 

                                                                                             Maty

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 22:52

Emballée par ce film, tout en symboles, je projette sur la toile mes idées personnelles

Capture03       Capture02     
 

     Film en noir et blanc, ayant pour son unique, la voix de l’instituteur du village, qui parle allemand, ce qui crée une ambiance rude (le film est sous-titré). Il est le personnage témoin dont le regard est neutre.


     Le réalisateur a le souci du réalisme : un monde extérieur, connu, un village protestant de l’Allemagne du nord, à la veille de la première guerre mondiale. L’économie de la mise en scène évoque l’austérité ambiante de cette micro société. Austérité renforcée par les vêtements noirs portés par les femmes, cheveux très en arrière et chignons serrés, ainsi que l’ovale allongé de leur visage ingrat.


   Il utilise une stratégie dramatique pour amener le spectateur aux chocs des évènements : d’étranges accidents qui s’enchaînent, tous des actes malveillants. C’est ainsi que le cadre où se déroule l’histoire se réduit au village et à ses champs, le temps est limité.


   La psychologie très floue et ambiguë des habitants est suggérée par le noir et le gris, les dos tournés lorsqu’ils parlent ou ils agissent, des arrêts sur images d’un couloir aux multiples portes, le silence. Le spectateur est en attente, dans une tension permanente.


   La violence est suggérée (on ne voit pas la chute du cheval, les coups de verge, la maltraitance du fils du Baron, les attouchements du médecin, opérés sur sa fille) ce qui n’est pas une démarche habituelle chez Haneke (voir la pianiste).


   Un ordre est établi dans ce village, morale rigoureuse, hiérarchie sociale, tout est pure et immuable. Mais le réalisateur, par les évènements sombres qui se succèdent nous révèle la destruction de cet ordre par les agissements obscurs des hommes et des femmes.


   Le noir symbole du mal et du pêcher, le blanc pour Eva la pure jeune fille, pour la femme du Baron et son enfant, pour le ruban blanc noué au bras, évocation du bien.


   Le film extrêmement épuré, d’une économie narrative, qui amplifie sa force suggestive, où rien à la fin ne sera vraiment élucidé, semble utiliser la même stratégie et les mêmes ingrédients que la nouvelle expressionniste du XXème siècle (genre littéraire souvent utilisé par des cinéastes).

                                                                  A VOIR SANS FAUTE

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 19:29




« Paradis conjugal » ou l’art de montrer la bêtise, l’anéantissement intellectuel de la femme du 21ème siècle, devant un film américain passant en boucle sur l’écran de télévision.



 

Ce film « Chaînes conjugales de Joseph L.Mankiewich en noir et blanc, est une réflexion cynique sur le mariage, l’amour conjugal, la suspicion et la manipulation. Egalement une critique de la société américaine. « Récompensé par plusieurs Oscar, Chaînes conjugales est un film précurseur, d’une modernité étonnante. Sorte de Desperate Housewives de la fin des années 1940, le film n’a pas pris une ride, autant virtuose dans sa mise en scène que pétillant dans ses dialogues. A consommer sans modération. »

 

Décrit par Alice Ferney, ce film hollywoodien d’avant garde, devient une copie conforme de la série « Dallas » avec son J.R. Comment une femme mûre, ayant quatre enfants, émancipée, danseuse, aimant l’art, intelligente, peut-elle s émouvoir de ces jolies moues, de ces comportements enfantins et capricieux, et en tirer des leçons pour analyser ses propres problèmes conjugaux ?

 

Il est vrai que ce roman semble se passer aux Etats-Unis, mais alors, c’est nous montrer de la femme américaine une image pâle mais fardée, dont le cerveau paraît gros comme un petit pois, portant talons aiguilles pour aller pique-niquer au bord d’un lac !

 

J’ai été irritée tout le long de ce livre par les descriptions de femmes toutes plus magnifiées les unes que les autres : « merveilleuse parce que romantique et tendre malgré ses artifices ». Bien sûr, « elle était follement aimée de son mari sans l’avoir deviné ». Assez d’eau de rose et de collection Arlequin. A qui s’adresse Alice Ferney ? Son analyse de la vie conjugale, de l’amour, des liens avec les enfants, de la séparation et de l’âge est sublimement superficielle ! Ce va et vient entre la réalité de la vie et les arrêts sur image du film, comique !

J’ai dû vraiment prendre sur moi pour continuer la lecture. Ce n’est qu’à la fin du roman, que mon intellect a pu enfin se satisfaire par une belle description de l’acte d’amour et du plaisir féminin. Quelles images, quels mots poétiques pour évoquer l’attente, le désir qui s’amplifie, les tressaillements, résonnances de la sensualité, l’appel du sexe, fleur épanouie. Quelle justesse dans les métaphores pour dépeindre ce qui lie le corps à l’esprit dans ces instants d’amour pur que sont l’extase et la jouissance.

Ni pornographie, ni voyeurisme, ni vulgarité. Enfin l’héroïne devient « femme ». Mais il aura fallu plus de 350 pages pour toucher à une réalité conjugale pleine d’amour vrai.

Par Maty - Publié dans : artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 11:15

 

Menu gastronomique pour les peintres à déguster en 2009 

(élaboré avec amour par MaTy)

Mise en bouche  

Verrine de lever de soleil, avec, en alternance,

Une surprise guet-apens, une couche de grenat, une nouvelle année,

Décorée d’un noyau d’olive.  

Entrée  

Délice de toile sans titre ni point noir,

Glacé par une petite limace du terroir,

Nimbé de lueur d’aube 2009

Poisson

Flan d’arêtes et de non angoisse,

Chemisé de souhaits réalisés,

Concocté par un arc en ciel de couleurs.  

Viande  

Salmi de faisan farci de plombs de chasse,

Non garni d’un triste Guernica,

Mais nappé de sauce espoir.

Accompagnement

Purée de racines de carottes provençales,

Détendue par du soleil qui se montre le temps de peindre le ciel en rose-mauve,

Et aromatisée de sans-stress.  

Salade  

Chiffonnade de feuilles,

Epicée d’une cuillère de pigments sans pesticides,

Saupoudrée de beaucoup de bonheur.  

Fromage

Ronde de crottins de chèvre sur palette de santé,

Décoré de graphismes exorcisant les épidémies.

Dessert

Coupe de noyaux de cerises parfumés au brou de noix,

Arrosés de joie

Pour les non affamés.

Vin

Château « Rifle-Rafle »,

Mis en perspective au domaine de la Paix,

En l’année 2009.

 

« Rendre l’invisible quasiment visible, palpable. »

Bram Van Velde

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 17:56

 

Ce tableau a été réalisé en décembre 2008, à un moment donné de ma vie.

Il s’agit de mon premier autoportrait créé en pleine conscience.

 

J'ai utilisé des collages de papiers et autre, brou de noix, encre de Chine, crayons aquarellés, sur toile de jute, cadre en bois peint usagé.

Chaque élément du tableau a une signification :

 

Ø      Le vieux cadre gris : la vie qui passe, la sagesse, l’inconscient qui demande à être éclairé et clarifié, gris de l’espoir.

   Ø Tristesse des regards                 

   
ØDémission : les bras le long du corps

              ØUn seul détail en  couleur : le rouge, symbole du principe de vie, avec sa force sa puissance et son éclat. Couleur de l’âme, de la libido, celle du cœur, mais aussi de la faute et de l’interdit. 
 ØNoir : Sans avenir, sans espérance mais aussi capitale de vie latente (terre noire, nuage noir, eaux profondes noires).

     ØBrun : la terre, feuille morte, automne, tristesse.

     ØLe miroir vide : solitude

     ØLe cadre brisé : une fêlure

     ØLe masque : vise à contrôler le monde invisible. Expression de la concentration et de la réceptivité, médiateur entre deux forces.

     ØLa corde à moitié tranchée : fil ténu du lien qui existe encore

 

 



 

 

 

  

 Ø ØLa fenêtre : rêve d’une vie

   

        ØLes    goûts de ELLE : dessin, littérature, danse

 

 

 

 

 










Dans ce travail d'analyse de mon autoportrait apparaît le problème de la vérité: celle que je perçois, celle que le spectateur détecte et la réalité vraie.

Quel lien unit l'image à l'identité?

Par Maty - Publié dans : artiste - Communauté : l'assommoir de l'art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 11:19

 

Ce film raconte l’histoire d’une artiste autodidacte et maudite, tombée dans l’oubli : Séraphine de Senlis, et Louis de son nom véritable.

Habitée par la vierge, sa peinture naïve s’inspire des vitraux de l’église où elle se réfugie souvent, et de la nature dont elle s’imprègne avec extase dès que son rude travail de femme à tout faire le lui permet. Elle peint des bouquets où feuilles et fleurs sont en grande abondance, d’abord sur des petits formats puis sur des très grands lorsque son travail est découvert par le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du Douanier Rousseau. Il deviendra son mécène. Elle utilise des pots de peinture blanche à l’huile, ordinaire, achetés en économisant sur sa nourriture et ses vêtements. Elle les teinte avec du sang, de la cire, des fleurs et des plantes écrasées dans un mortier à l’aide d’un pilon. C’est à genou, la nuit, éclairée à la bougie qu’elle remplit ses toiles en fredonnant des chants grégoriens. Sans avoir fréquenté d’autres peintres et sans références, elle peint avec frénésie, inspirée par des voix d’en haut. La folie s’empare de son esprit. Elle meurt en 1942 à 78 ans dans un hôpital psychiatrique.

Cette artiste est remise au goût du jour actuellement avec une exposition de ses tableaux au Musée Maillol à Paris. www.museemaillol.com



Le scénario du film est conçu comme une succession de tableaux :

- Immenses quand il nous montre des paysages verts, bordés par une rivière dans lesquels se dresse un seul arbre  majestueux. Nous avons envie d’y entrer et de nous y fondre corps et âme.

- En  plans très rapprochés sur la silhouette de Séraphine, géniale et allumée, portraits émouvants brossés par le réalisateur Martin Provost, et incarné par Yolande Moreau avec un naturel confondant. 

Pour conclure, ce film réalisé avec sobriété évite l’écueil du pathos et de la sensiblerie. Il transcende le spectateur, le transporte dans un autre monde, comme s’il regardait une œuvre d’art qui le ferait voyager au début du XXème siècle, dans une nature où monte la sève, colorée de verts, côtoyant l’église, ses cloches, les rues pavées de gris où résonne le pas lourd et métallique de Séraphine.

 Du réalisateur Martin Provost avec Yolande Moreau, Ultrich Tukur, AnneBennent.

A voir avec l'oeil d'un artiste!

Par Maty - Publié dans : artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 18:24

Même à la FIAC (la Foire internationale d'art contemporain), policiers en civils et douaniers veillent. Vendredi, l'artiste russe Oleg Kulig s'est vu censuré par le parquet de Paris, alerté par les douaniers présents à la FIAC. Certains de ses clichés shootés à la fin des années 90, mettant en scène Kulik nu, simulant des actes zoophiles ont été jugés pornographiques ou zoophiles. Les flics du 8ème arrondissement se sont rendus au Grand Palais  pour décrocher ces œuvres sur l'appui de l'article 227-24 du Code Penal relatif à la diffusion d'images à caractère violent ou pornographique ou contraires à la dignité humaine et susceptible d'être vues par des mineurs.

Elena Selina et Sergeui Khripoun, propriétaires de la galerie moscovite XL, ont été conduits au commissariat du 8ème arrondissement avec les objets du délit pour être entendus. Les deux galeristes se sont expliqués "jusqu'à 21 heures" raconte Martin Bethenod, directeur de la FIAC. Il poursuit : « Il ne s'agit pas d'images pornographiques mais de photographies prises dans le cadre de performances où l'artiste se met en scène de façon extrême, comme celles où il est un chien, nu avec un collier et se jette sur les gens ou les voitures en aboyant, en les mordant etc... Le message de ces images n'est pas de prôner la zoophilie mais de se demander où sont les limites entre ce qui est humain et ce qui est animal ».


Une réflexion philosophique qui semble avoir échappé au parquet de Paris.


Cet article, en dehors du problème « trop de morale ou pas assez ? », « la liberté de l’expression artistique en démocratie ?», me donne envie de reposer la question :

« Mais qu’est ce que l’art aujourd’hui? » « Quels objectifs ? »

                              

 
L’action performative se retrouve dans l’art pictural, la danse, la poésie… J’ai vu des films relatant des performances, conservés à Beaubourg comme représentant des œuvres d’art contemporaines. Etait-ce de la danse ou des expériences scientifiques. Cela voulait être de l’art.



On y voit un homme se faisant tirer un coup de révolver dans un bras. Titre : « shoot », rester au lit pendant 22 jours sans se lever, faire brûler un pantalon volé au Muséum, mettre le feu au sol avec de l’essence alors que le performeur y est allongé nu, ramper sur du verre mains attachées dans le dos, s’enfoncer des punaises dans le corps, frôler la morts en étant menacé par la montée de l’eau et la présence d’électricité, respirer de l’eau pendant dix minutes au moins, le film est interminable, etc…Ces courts métrages datent des années 68, 70 et Chris Burden se met en scène en ayant pour objectif  le prolongement ou la  suspension de son corps dans l’espace temps.


                                  




Opinion de Richard Martel, défenseur du risque artistique performatif :

« Nous pensons que la performance est une actualisation d'éléments significatifs dans un espace-temps relatif. I1 nous importe particulièrement d'agir localement en fonction des lieux; le dispositif s'ajustant à ce moment prend une dimension contextualisée. Le fait de travailler en groupe amène une énergie de « confrontation » qui fait côtoyer alors diverses approches personnelles dans une synthèse dynamique. Nous partons habituellement d'un corpus d'intentions subjectives, d'éléments simples pouvant se modifier au fur et à mesure d'une énonciation, selon la situation. Une sorte de situationnisme de déplacements, tant au niveau des idées que de la mise en forme.

Nous postulons que les phénomènes de communication sont des « transformables » qui permettent l'incursion de l'aléatoire et de l'accidentel. C'est comme s'il y avait certains objets, certaines manipulations qui n'obtiendraient leur réalité performative que lorsqu'elles sont soumises à la tension de leur prestation. Le fait d'agir à plusieurs permet d'atteindre une densité non prévisible qui crée ainsi comme une sorte de balancement d'une proposition à l'autre.

Il n'y a pas d'exécution formelle rigide, pas de partition à interpréter. Tout au plus dans une comparaison avec le freejazz où les musiciens jouent ensemble sans nécessairement savoir auparavant ce qu'ils vont énoncer; il y a osmose des diverses composantes qui s'agitent, s'agglutinent, s'interpénètrent, s'énoncent finalement dans une sorte de Gesamkunstwerk - que les Allemands veulent considérer sous l'angle de l'œuvre‑d'art total.

L'acte performatif utilise des données du système de la connaissance plus ou moins objective, fait subir aux matériaux diverses manipulations qui vont occasionner des résultats en fonction des paramètres d'exécutions déterminés par le moment de leur évaluation.

Il y a des corps qui s'expriment et c'est dans les unités subjectives de leur durée et de leur nature qu'il y a migration de l'univers du connu et du mesurable dans l'incalculé et l'inorganisé. »



J’essaie de comprendre :

Le but artistique affiché chez Chris Burden est de dépasser la simple apparence du corps pour en révéler d’autres dimensions, sa condition, son espace intérieur, son étrangeté et son rapport au sensible au monde et aux autres. Ce n’est pas avec lui  de « l’incalculé et de l’inorganisé ».

Oleg Kulik a choisi de faire de son comportement une œuvre d’art comme Marcel Duchamp a choisi de faire de son urinoir une œuvre d’art nommée « Fontaine ».

Le programme zoofrénique de Kulik pourrait se définir comme un entredéchirement de l’âme, la bête représentée (chien, vache…) et celle qui sommeille en nous mais qui aurait disparu chez l’artiste. Il veut exprimer la violence des Pays de l’est pour mieux l’exorciser.


Ce qui me dérange c’est la présence incontournable de violence, de souffrance, de sang, de danger qui entraîne une torture visuelle au spectateur.

Pour conclure avec un peu d’ironie,  tout ceci a permis à Oleg Kulik de faire carrière. L’art contemporain russe est aujourd’hui inimaginable sans son œuvre. Il est devenu une figure incontournable du monde de la culture.

Alors ? L’art aujourd’hui ? Eternelle recherche du Graal ? Argent ?

Par Maty - Publié dans : artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus